Luc a dit

Pourquoi voyager en solitaire vous rendra heureux

Être jeune aujourd’hui, c’est être en contact permanent avec la civilisation, les sociétés ultra-peuplées, Internet et les réseaux sociaux, le bruit des villes, le stress du travail… être jeune aujourd’hui, c’est un peu se délecter de sociabilité jusqu’à l’indigestion, non ? Moi en tout cas, j’ai besoin de me retrouver seul une fois de temps en temps ; c’est important pour la santé de mon cigare !

Je suis loin d’être asocial ou d’avoir un problème ! J’ai simplement envie de prendre du temps pour me découvrir moi-même. Alors je voyage en solitaire et, je vais vous faire un aveu chers lecteurs : j’adore ça ! J’ai donc décidé de partager avec vous quelques anecdotes de voyage pour le moins… intéressantes.

Quelques bonnes raisons pour partir en solitaire

Je ne sais pas pour vous, mais la dernière fois que je suis parti en vacances avec ma famille les choses se sont vraiment très mal déroulées ! Je me suis immédiatement dit que j’aurais mieux fait de partir en solitaire. Pour commencer, j’ai été obligé d’argumenter avec ma mère pendant des heures pour la convaincre que, non, l’Australie n’était pas qu’un enfer bourré de requins, d’araignées mangeuses d’hommes, d’insectes tueurs et autres réjouissances… finalement, je n’ai pas obtenu gain de cause et nous sommes partis en Belgique pour dire bonjour au Manneken-Pis.

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Ensuite, le premier soir j’avais très envie de visiter la ville de nuit mais, évidemment, mon beau-frère a lourdement insisté pour que nous profitions du bar de l’hôtel… autant dire que la soirée fut fun. Du coup le lendemain au réveil j’étais d’une humeur massacrante, je n’avais qu’une envie : m’en aller très loin, faire un voyage en solitaire dans un pays exotique qui me fascine. Même les jolies choses que réserve la Belgique me paraissaient fades tant notre groupe était désuni.

Ce que j’aime, c’est découvrir une culture locale que je ne connais pas et à laquelle je n’ai habituellement pas accès. J’aime prendre mon temps, me mettre dans la peau des autochtones, contempler et apprécier leur rythme, leur style de vie. Ma famille veut battre le record du monde de musées visités en un après-midi. Inutile de vous dire que les activités du jour se décident à grands coups de cris et parfois même, de larmes.

Un voyage en solitaire peut tout arranger

Partir seul, ce n’est pas se couper du monde, s’isoler, se renfermer sur soi-même, montrer des signes de dépression ou quoi que ce soit. Prendre du recul sur notre propre vie en société par le biais du voyage en solitaire est, je pense, une chose saine et nécessaire au développement de la psyché et de la compréhension humaine. À mon avis trop peu de gens profitent des vertus qu’offre ce genre d’expérience.

Trouver Bali et ne plus la quitter

Je sais, cette petite île indonésienne est certes prisée des touristes, mais son caractère spirituel m’a profondément touché. L’Indonésie est un pays comptant une majorité de musulmans. Quoi qu’il en soit, Bali est hindouiste. Au cours de mon voyage en solitaire, j’ai pu discuter avec des Balinais qui m’ont expliqué leurs coutumes : entre méditations, offrandes et prières, choses qui occupent une grande partie de leur temps, la manière de penser et de vivre de ces gens m’est apparue radicalement opposée à la mienne. Ils semblent cultiver une paix intérieure rare, que je n’ai jamais observé, ou sinon très rarement, dans les sociétés européennes.

Se laisser envahir par la beauté de Dubrovnik

Encore un lieu touristique me direz-vous ! Surtout depuis que la célèbre perle de l’Adriatique a fait parler d’elle en servant de décor à la série télévisée américaine Game of Thrones. Mais faites-moi confiance : faire votre voyage en solitaire au début du printemps, entre mai et juin, ou à la fin de l’été, entre septembre et octobre, changera votre conception du lieu.

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Seul dans des rues vides de touristes, j’ai pu écouter le vent dans les arbres, le bruit calme de la mer au loin frappant les rochers, j’ai pu manger seul, à la terrasse d’un restaurant, un goulash croate exceptionnel. J’ai sympathisé avec le chef, qui m’en a raconté plus sur l’histoire de la ville. Il paraît qu’après la guerre d’indépendance croate dans les années 90, elle a été reconstruite avec des pierres importées du sud de la France ! Incroyable, non ? Mon voyage en solitaire là-bas m’a beaucoup appris sur le plan humain et même sur l’Histoire !

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